La sociologie de Marx

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L’éthique protestante et l’esprit du Capitalisme – Weber

Publié en 1905 par Max Weber, l’ouvrage L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme met en valeur l’importance du changement culturel accompagnant la genèse du capitalisme occidental. On peut établir selon lui une More »

La sociologie de Weber

Avant d’être sociologue, Max Weber était juriste de formation ainsi qu’historien de l’économie. Avec Durkheim, Weber est considéré comme l’un des pères de la sociologie contemporaine. Sur la plan méthodologique, Weber a More »

 

La sociologie du vin

Comme nombre de sociologues, nous nous intéressons aux micro-milieux sociaux, afin d’en étudier les champs de force et les interactions entre acteurs. A ce titre, le vin, traversé par des contraintes géographiques, sociales, et culturelles est très intéressant.

Internet et les e-marchands bousculent les interactions classiques, à la fois entre consommateurs et marchands, mais aussi et surtout au sein même du champ social de la filière, entre récoltants et négociants, entre négociants et marchands. Le rapport de force, pour utiliser un langage marxisant, change et tourne au profit des acteurs en aval de la chaîne. Ainsi, Cdiscount et son code promotionnel vin impose aux producteurs et propriétaires de château des conditions d’achat indignes qui changent les codes du milieu.

Cette révolution fait oublier que le vin a une fonction éminemment sociale.

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez consulter cette étude sur le marché du vin

La sociologie de Marx

marx

Introduction sur la Sociologie marxiste

Friedrich Engels nous donne un synthèse puissante de la sociologie marxiste : «Avec la transformation des moyens de production privés en propriété commune, la famille cesse d’être l’unité économique de la société. Les soins et l’éducation des enfants devient une affaire publique, la société s’occupe de tous, adultes comme enfants »

Alors que les sociologues humanistes pensent la sociologie comme un art plutôt qu’une science, les marxistes fondent leur théorie sociale sur la théorie darwinienne de l’évolution. Autrement dit, ils appliquent la grille de lecture de Darwin pour penser l’évolution de la société. AInsi, l’humanité n’est pas seulement une espèce biologique, mais aussi une espèce sociale, qui se détermine et évolue socialement. La famille nucléaire, concept bourgeois pour Marx et Engels, n’a ainsi pas de place dans l’univers communiste, seule demeure la communauté des travailleurs.

La sociologie évolutionniste de Marx

Chez Marx, la chute du capitalisme comme système d’exploitation ne se batît pas seulement sur ses contradictions internes, mais aussi sur le développement de la société.

Dans ce cadre, l’évolution conduira à un état où « les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. Les changements dans l’indrastructure conduira tôt ou tard à la transformation de la superstructure »

Dans le système marxiste, l’économie détermine la nature de la société (la matière déterminent les idées). Notre système économique (le féodalisme, le capitalisme, le socialisme, etc) détermine notre relation aux autres, notre place dans le système pour qu’il fonctionne efficacement. En d’autres termes, la manière dont les marchandises sont produites et distribuées détermine les modes intersubjectifs, qui à son tour déterminent la structure de la société.

La sociologie marxiste : L’insitution de la société

On présente souvent le marxisme comme un déterminisme : mais il est évident que la société est une création humaine dans la perpective de Marx. C’est à l’homme de renverser le système d’exploitation, de profiter des conditions de sa libération. Ainsi, c’est la liberté de l’homme, son libre-arbitre, qui rend possible la révolution prolétarienne. On peut donc parler de dialectique entre la liberté de l’homme et le cours « naturel » de l’histoire.  Car sans liberté, sans besoin d’homme pour pousser et forcer l’histoire, nul besoin d’Internationale socialiste …

Sociologie marxiste : Conclusion

« De même que Darwin a mis fin à la conception divine des espèces animales et végétales pour lui donner un socle scientifique, de même Marx a tourné le coup à une vision mécaniste de la société« . Ainsi résume parfaitement Lénine la théorie sociale de Marx.

La sociologie de Baudrillard

jean_baudrillard

Jean Baudrillard (1929-2007) est un des plus importants sociologues du XXème siècle. Influencé Marcel Mauss (école durkheimienne) autant que par Georges Bataille (surréaliste), Sartre, Nietzsche ou encore les situationnistes. Mais l’influence la plus marquante est celle exercée par Marx : sur l’objet, l’aliénation, l’ensemble de la « première sociologie » de baudrillard est impregnée de cette référence. La deuxième phase de sa pensée a été socio-linguistique (1972-77), puis techno-prophétique.

Baudrillard et la consommation :

Les deux livres de Jean Baudrillard phase de post-marxiste, Le Système des objets et La société de consommation examinent les conséquences de la consommation en tant que système dans les économies capitalistes. Le premier ouvrage affirme que le sens est désormais principalement transmis par les objets de consommation, l’individu achetant ainsi une identité de groupe et un ordre métaphysique. La société de consommation affirme que l’individu remplit simplement les besoins du système productif dans l’illusion qu’il est au service de ses besoins privés. Baudrillard, deux siècles après La Richesse des Nations, valide la théorie de la Main invisible de Smith, pour mieux la critiquer.

Baudrillard et l’hyper-réalité :

L’un des concepts phares de Baudrillard est celui d’hyper-réalité et de simulation : le réel, selon lui, s’est virtualisé à l’ère de la communication et de la consommation de masse. Nous vivons dans un monde dominé par des expériences et des sentiments simulés, ayant pour conséquence une perte de sens du réel pour le sujet :

« La définition même du réel est devenu : ce dont il est possible de donner une reproduction. Le réel n’est pas seulement ce qui peut être reproduit, mais ce qui est toujours déjà reproduit: c’est l’hyperréel qui est tout à fait dans la simulation. »

Baudrillard et les signes :

Dans Pour une critique de l’économie politique du signe et Le Miroir de la production, Jean Baudrillard annonce non seulement que le signe l’emporte sur l’activité sociale et économique, mais que tous les liens présumés entre référent (la chose réelle), et signifiant (le marqueur pour le concept de la chose réelle) ont été définitivement rompu.

Baudrillard a également travaillé à refondre les concepts traditionnels de la sociologie : selon lui, les classes n’existent plus (les masses ont été tant analysées à travers les statistiques, les sondages d’opinion et les techniques de marketing qu’elles ne répondent plus à une représentation politique éclairée), toutes les anciennes catégories ont disparues (privé/public, …)

Bourdieu et l’habitus

La sociologie des champs de Pierre Bourdieu tente de penser à nouveaux frais les inégalités et leur génération. Pour cela, Bourdieu a forgé le concept d’habitus, lequel se comprend comme la façon dont agit sur les individus sous de dispositions durables, ou de manières de penser, sentir et agir. L’habitus n’est pas seulement l’ensemble des habitudes, c’est un concept global qui recouvre les croyances, les valeurs, les goûts, les attitudes corporelles, les sentiments et les pensées. L’habitus, c’est la part purement social de l’individu, introduite à son insu et qui le guide sans qu’il s’en aperçoive.

L’habitus est ni un résultat de la volonté libre, ni déterminé par les structures sociales, mais résulte d’une sorte de jeu dialectique entre les deux. L’Habitus explique comment les gens agissent d’une certaine façon, comme reflet des structures sociales et comme résultat d’un processus de socialisation, qui est à son tour reproduit par leurs actions.

En ce sens, l’habitus est créé et reproduit inconsciemment, sans aucune recherche délibérée de la cohérence.

 

L’éthique protestante et l’esprit du Capitalisme – Weber

Weber et le Capitalisme

Publié en 1905 par Max Weber, l’ouvrage L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme met en valeur l’importance du changement culturel accompagnant la genèse du capitalisme occidental.

On peut établir selon lui une affinité élective entre le protestantisme ascétique (calvinisme, piétisme, …) et un certain esprit d’entreprise axé sur la recherche rationnelle et pacifique du profit, sur l’accumulation méthodique du capital. En l’absence de certitude sur son « élection », le croyant a une propension à en chercher les signes terrestres à travers la réussite professionnelle, manifestation de la gloire divine. Autrement dit, si je réussis c’est que Dieu m’a choisi. Donc je suis sauvé.

L’idéal ascétique interdisant de goûter aux jouissances de la vie mondaine, les gains du protestant ne sont pas dépensés mais accumulés à cette conduite est rationalisée tout à la fois comme une vocation et comme un métier.

L’ethos puritain, dépassant le cadre du simple code de conduite religieux, se présente ainsi comme l’un des vecteurs de la rationalisation dont le déploiement du capitalisme est partie prenante.

Limites de la théorie de Weber

Tout au long de son livre, Weber souligne que sa théorie comporte des limites évidentes : le protestantisme n’est pas l’esprit capitaliste, mais agit plutôt comme un vecteur, comme terrain favorable d’épanouissement. Il reconnaît également que le capitalisme lui-même a eu un impact sur le développement des idées religieuses. L’histoire complète est beaucoup plus complexe que celle présentée par Weber.

Anomie – Durkheim

La notion d’anomie a été introduite en sociologie par Durkheim. L’anomie désigne l’état dans lequel il y carence ou déficience de règles sociales communément admises, de sorte que les individus ne savent plus comment orienter leur conduite et leurs actions.

Pour Durkheim, le suicide résulte d’un état d’anomie.

Actionnalisme

L’actionnalisme est un courant sociologique né au XXème siècle et a été crée par Alain Touraine.

Ce sociologue assigne à la sociologie la tâche d’étudier l’action sociale dans la mesure où « la société crée l’ensemble de ses orientations sociales et culturelles par une action historique qui est à la fois travail et et sens »

Sociologie – Définition

La sociologie – Définition

Anthony Giddens fournit la définition générale suivante:

«La sociologie est l’étude de la vie sociale humaine, des groupes et des sociétés. C’est une entreprise éblouissante, dont la matière est notre propre comportement en tant qu’êtres sociaux.

Le champ de la sociologie est extrêmement large, allant de l’analyse des rencontres dans la rue jusqu’à l’enquête les processus sociaux à travers le monde ».

La sociologie est née au XIXème siècle, le siècle du positivisme, et est fondé sur la croyance en des lois rationnelles régissant le comportement humain, de même que la nature obéit à des lois scientifiques. C’est Auguste Comte qui a inventé le terme « sociologie ».

La sociologie moderne

Depuis sa création, le but original de la sociologie comme science de la société a évolué. Elle vise plus aujourd’hui à décrire la société. Elle cherche à comprendre les relations entre individus, entre individus et groupes, entre groupes et groupes et institutions, entre institutions et nations. La sociologie est une discipline de la description relationnelle.

En termes de méthodologie, la sociologie est une discipline empirique qui teste et enquête à l’aide des statistiques, des groupes de travail qualitatifs.En d’autres termes, la recherche sociologique se compose de l’identification, du développement et de l’élaboration de théories.

Les objets de la sociologie sont très vastes. Ces spécialisations comprennent les sujets suivants :

• Economie, du Travail et l’Organisation.

• La Famille et du Genre.

• Identité sociale: âge, classe, sexe et race.

• La pauvreté, la protection sociale et les inégalités sociales.

• les normes sociales, la criminalité et la déviance.

• Systèmes religieux et de conviction.

• Organisations et bureaucratie

• La sociologie du corps

 

Acculturation

acculturation

Le terme d’acculturation est un concept important de la sociologie contemporaine.

Du latin ad (rapprochement) et de cultura (culture), l’acculturation désigne au sens large les changements socio-culturels entraînés par le contact prolongé entre les groupes et des sociétés de cultures différentes.

Dans un sens plus strict, l’acculturation est le processus par lequel un groupe humain adopte les éléments d’une culture en abandonnant, partiellement ou totalement, ceux de sa propre culture.

Les phénomènes d’acculturation sont fonction des modalités du contact culturel : on peut opposer l’acculturation demandée à l’acculturation imposée, celle-ci étant une situation fréquente dans le contexte colonial, situation des minorités ethniques face à la culture d’accueil.

L’acculturation est un processus dynamique se déroulant en plusieurs étapes :

- défiance ou opposition

- sélection par le groupe dominé ou minoritaire d’éléments de la culture étrangère

- assimilation globale des valeurs de l’autre, adoption de ses normes (souvent à la deuxième génération) ou au contraire contre-acculturation, c’est-à-dire rejet de la culture d’origine.

 

La sociologie de Bourdieu

pierre bourdieu

Pierre Bourdieu est un sociologue français contemporain (1930/2002).

Bourdieu est l’auteur de nombreux ouvrages sur des objets fort divers (mariage kabyle, célibat paysan, étudiants et professeurs, fréquentation des musées, consommation, …) mais qui tous, à leur manière, mettent en perspective le sens social des pratiques culturels, des comportements quotidiens, des représentations communes, des jugements de goût.

En tentant d’intégrer les problématiques de Marx, de Durkheim et de Weber, Bourdieu entent développer une sociologie critique qui met au centre la dialectique du pouvoir matériel et de la domination symbolique.

Oeuvres Majeures de Bourdieu :

- Les Héritiers

- L’amour de l’Art

- La distinction

- La Noblesse d’Etat

- La misère du monde