Publié en 1905 par Max Weber, l’ouvrage L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme met en valeur l’importance du changement culturel accompagnant la genèse du capitalisme occidental. On peut établir selon lui une affinité élective entre le protestantisme ascétique (calvinisme, piétisme, …) et un certain esprit d’entreprise axé sur la recherche rationnelle et pacifique du profit, sur l’accumulation méthodique du capital. En l’absence de certitude sur son « élection », le croyant a une propension à en chercher les signes terrestres à travers la réussite professionnelle, manifestation de la gloire divine. Autrement dit, si je réussis c’est que Dieu m’a choisi. Donc je suis sauvé. L’idéal ascétique interdisant de goûter aux jouissances de la vie mondaine, les gains du protestant ne sont...




